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Napoléon, mon cul.

18 juin 2010
Zazie dans le métro, lu difficilement dans le métro hier en revenant de Chaillot, alors que j’étais entouré de supporters mécontents (« Domenech! Domenech! on t’encule! ») en plein bad trip à cause d’un opium frelaté qui les frustraient de l’autorisation de la joie.
Ce qui toujours m’attriste alors, c’est qu’il leur faut l’autorisation du groupe pour avoir la joie, comme s’ils craignaient d’avoir la leur, et de la cueillir comme leur. Comme s’il leur fallait la caution d’autrui. Cette faiblesse et son pendant de peur.
Cette erreur explique alors la violence proche : « Cette joie est mon dû! »
Et mon malaise car j’entends derrière venir : « Cette rage m’est due! », par laquelle, phénomène de masse, on se sentirait autorisé à la violence et à toute l’injustice – enfin, et pour une fois. Mais il suffit d’une seule.

From → Société

4 commentaires
  1. ashdee permalink

    "Le football c’est la France …", te rends-tu compte Benjamin de leur déception?Essaies de te souvenir, ne scandaient-ils pas "Tu n’es mec, tu n’es mec, on t’en colle!"?

  2. Benjamin permalink

    Et Sarkuzy, on en fait quoi ?

  3. Benjamin permalink

    On l’en colle aussi ?

  4. ashdee permalink

    "Ton" malaise est si bien décrit, si bien écrit. Et tellement légitime. Ca craint!

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