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Benjamin Constant

4 janvier 2010
« L’amour supplée aux longs souvenirs, par une sorte de magie. Toutes les
autres affections ont besoin du passé: l’amour crée, comme par
enchantement, un passé dont il nous entoure. Il nous donne, pour ainsi
dire, la conscience d’avoir vécu, durant des années, avec un être qui
naguère nous était presque étranger. L’amour n’est qu’un point
lumineux, et néanmoins il semble s’emparer du temps. Il y a peu de
jours qu’il n’existait pas, bientôt il n’existera plus; mais, tant
qu’il existe, il répand sa clarté sur l’époque qui l’a précédé, comme
sur celle qui doit le suivre. » (Adolphe, Benjamin Constant, ch. II)
3 commentaires
  1. mafifan permalink

    comme c’est joliment dit !

  2. ashdee permalink

    T’as raison Benjamin, sois Constant!

  3. Benjamin permalink

    J’espère que ces lignes vous donneront envie de lire ce grand petit livre de cent pages, véritable bijou d’analyse psychologique.

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