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Desnos est mort

18 juillet 2009
Robert Desnos est arrêté un matin, le
22
février
1944 par la Gestapo. Il est d’abord emprisonné à
Fresnes,
puis interné dans le camp de Compiègne du 20 mars
au 27
avril 1944.

Il fait partie d’un convoi de 1700 hommes qui arrive à
Auschwitz
le 30 avril 1944. Il est ensuite déporté vers le
camp
de Buchenwald (12 au 14 mai 1944), puis sera
déplacé vers
Flossenburg le 25 mai, puis vers le kommando de Flöha, en Saxe
(usine Messerschmitt).


Le 14 avril 1945 sous la pression des armées
alliées, le kommando de
Flöha est évacué. Le 15 avril, 57
d’entre eux sont
fusillés. Vers la
fin du mois d’avril la colonne est scindée en deux
groupes : les plus
épuisées – dont Desnos – sont
acheminés
jusqu’à Térézin
(Théresienstadt), en
Tchécoslovaquie.

A Térézin, hospitalisé et
soigné avec des
moyens de fortune, Desnos est
reconnu par ses soignants : Josef Stuna et Aléna
Tesarova.
Celle-ci
évoque ainsi l’instant où Desnos entendit
prononcer son
nom : 
« Le 4 juin,
vers 5 heures du
matin, un nom me rejeta dans
l’avant-guerre : mon collègue, qui travaillait
cette nuit
pour la
première fois à la baraque voisine de la
nôtre,
vint m’annoncer qu’il
existait, parmi les malades, un certain Desnos. Comme on lui demandait
s’il connaissait le poète français Robert Desnos,
il
répondit : « Oui,
oui ! Robert Desnos, poète français,
c’est
moi ! C’est moi ! »

Robert Desnos meurt le 8 juin 1945, dans le camp de
Theresienstadt, en
Tchécoslovaquie.

***


Quiconque dira que les camps de concentration et d’extermination nazis ont été des détails de la Seconde Guerre mondiale, celui-là est, sans plus que je tergiverse, mon ennemi.

From → Société

4 commentaires
  1. Malouine du Finistère permalink

    Tout à fait…

  2. ashdee permalink

    Je sais pas vertigerser non plus; nous sommes donc deux contre ton hainemi.

  3. Loofy permalink

    à l’encontre des cons sans mémoireet sans humanité je dirais plutôt :dédain plus que hainenon pas dent pour dentmais cerveau (le notre) contre cervelle (leur petit cerveau rachitique)cerveau contre cervelle !ne serait-ce qu’en hommage a Desnos et à tous les autres

  4. Malouine du Finistère permalink

    Merci : je ne connaissais pas la triste fin de Desnos…Par contre, je connais certaines poésies par coeur avec mes filles qui les apprenaient à la petite école publique de La Canéda à Sarlat.En juillet 2007, en attendant le TGV qui me ramenait à St Malo, je suis allée au cimetière Montparnasse sur les tombes de Baudelaire, Simone de Beauvoir, Sartre, Joseph Kessel, Reggiani, Gainsbourg… et aussi, la famille Citroën, le champion du monde d’échecs…J’ai admiré le baiser de Brancusi ;-)Et j’ai cherché désespérément la tombe de Desnos, sans succès, malgré le plan donné par le gardien en mains ;-(Allez, juste pour le plaisir :Une fourmi de dix-huit mètresAvec un chapeau sur la tête,Ça n’existe pas, ça n’existe pas. Une fourmi traînant un charPlein de pingouins et de canards,Ça n’existe pas, ça n’existe pas. Une fourmi parlant français,Parlant latin et javanais,Ça n’existe pas, ça n’existe pas. Eh ! Pourquoi pas ?

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