Aller au contenu principal

Gloria, de John Cassavetes

25 avril 2009
Je me souviens de ma stupeur devant cette scène où Gloria, cette femme
neurasthénique et déprimée, amère sur tout, dégoûtée, vouée à ses seules souffrances, valeur à peu près nulle aux yeux des
gangsters qu’elle côtoie plus ou moins, fouille tout à coup devant eux dans son sac, de cette façon nerveuse que les femmes peuvent avoir lorsqu’elles y cherchent,
impatientées, quelque clé tombée au fond ; et elle en sort un
revolver – mais, je le répète, on se demandait alors ce qu’elle y
cherchait, et ce pouvait être tout aussi bien un rouge à lèvre ou un calmant – et,
pour protéger le garçonnet, et comme par un instinct de survie, comme sans réfléchir – parce que c’est ainsi, parce que ce n’est tout simplement pas pensable qu’ils tuent le gosse – tire
dans le tas. A proprement parler : stupéfiant, inattendu au possible
(contrairement, je le répète, à tous ces films, US ou français, où tout est téléphoné.)
Je ne m’en suis toujours pas remis.

Laisser un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :