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Ce qui me demeure

20 janvier 2009
Parfois ceci m’obsède : qu’on ait trouvé des hommes pour penser, construire, diriger et faire fonctionner des camps d’extermination jusque dans leurs détails techniques. Qu’on trouve des hommes pour en torturer d’autres, pour couper leurs membres à la machette. Qu’on trouvera toujours des hommes pour cela, si la situation les y disposent. Et même dans notre pays. Qu’ils s’y trouvent donc non en fait, mais comme on dit en puissance. Penser cela, et regarder les 400 étudiants qu’on a en face de soi ; et se regarder soi-même.

From → Société

7 commentaires
  1. Michel permalink

    Lucidité nécessaire pour endiguer cela.

  2. Loofy permalink

    d’ici jusqu’à l’infinice qui demeure,c’est aussi le nombre infinide demeurés demeurant sur Terre…d’autant que sur 400 étudiantscombien y’en a-t-il qui sont fous de rage et de haine ?mais, ce qui me rassure, c’est que + nombreuxsont ceux qui sont remplis d’espoir et d’enviesl’homme tord, l’homme tue, l’homme torture… l’es-tu, homme..?et la tortue dans tout ça ? a-t-elle tord devant sa laitue ?là et peut-être la vraie question…

  3. ashdee permalink

    Drame à la fac: un prof massacre 4OO étudiants à la tronçonneuse.

  4. Benjamin permalink

    Ashdee, faut pas me donner des idées… C’est où le Leroy-Merlin le plus proche, déjà ?

  5. ashdee permalink

    Pas du neuf, BenScisso; une bonne vieille tronçonneuse qui coupe mal; il faut les faire souffrir, en même temps!Tu devrais prendre des cours du soir de bourreau; ça ne s’improvise pas.

  6. Benjamin permalink

    Bon, je vais acheter des couteaux en plastique, mais ça va prendre du temps pour en découper 400.Cela me fait penser à une blague.Ce sont trois pionniers américains qui se sont faits prendre par une tribu indienne. Attachés au poteaux de torture, ils apprennent par la voix du chef qu’ils vont être dépecés et que leur peau servira pour fabriquer son canoë. On demande au premier s’il a un vœu avant de mourir. Il n’en trouve pas, est mis à mort et dépecé,,sa peau mise à sécher. Pour le second, même chose : mort cruelle, ignoble dépeçage. On en vient au troisième : "As-tu une requête avant qu’on ne te tue ? – Oui, répond l’homme, je voudrais qu’on m’apporte une fourchette – Une fourchette ? dit l’Indien. Certes ! Il n’y a pas danger", et on la lui apporte. Alors le pionnier, saisissant la fourchette, s’en frappe violemment sur tout le corps en criant : "Tiens ! Regarde ce que j’en fais de ton canoë !"

  7. Nathalie Sarraute raconte que les officiers supérieurs SS, sanglés dans leurs beaux uniformes, se faisaient des politesses, pour que chacun pût regarder par la petite fenêtre en verre blindée, qui permettait de voir à l’intérieur des chambres à gaz, pendant "l’opération".

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