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A marcher sur la tête tu apprendras. Le bon sens, tu respecteras.

13 janvier 2009
Une petite information concernant les feignasses qui ne veulent pas travailler plus vite…

Depuis la rentrée 2008, les Universités ont intégré les IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres, écoles où l’on propose une formation pour les enseignants – formation initiale et formation continue).

Ces Universités, et toutes celles qui le désirent, doivent présenter au Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur leurs maquettes pour proposer un nouveau parcours de formation des enseignants des Premier et Second Degrés (primaire et secondaire). C’est ce qu’on appelle la Mastérisation, car tous les enseignants devront maintenant être recrutés à Bac + 5 (pourquoi ? ça c’est une autre question, qui franchement n’a pas être posée, car personne ne sait trop bien, sinon que plus on a de diplômes et meilleurs on est pour enseigner en maternelle par exemple ; c’est du bon sens, Monsieur! Faut changer faut changer sinon c’est du conservatisme !).

Les enseignants seront donc formés dans des Universités diverses en moyens et en parcours proposés. Croyons qu’une saine concurrence (on l’a vu dans l’audiovisuel avec la privatisation de TF1) n’encouragera qu’à la hausse qualitative de la formation.

Les maquettes devaient être rendues pour le mois de décembre. Elles doivent impérativement prendre en compte les nouvelles modalités des concours de recrutement des Professeurs, qui en effet vont changer eux aussi – c’est la réforme des concours, qui doit aboutir si possible à leur suppression… (pourquoi ? encore une question saugrenue ! C’est trop cher, et ça n’existe pas ailleurs en Europe ! – Bon…)

Des équipes d’universitaires et parfois de membres des ex-IUFM se sont réunies depuis la fin août dans les Universités intéressées pour plancher sur ces réformes et ces maquettes.

Problème : la définition des nouveaux concours n’est toujours pas rendue clairement par le Ministère et elle pose de nombreux problèmes tant intellectuels que tout simplement techniques (par exemple, on n’y évaluera plus obligatoirement les connaissances des candidats au Professorat des écoles en matière d’apprentissage de la lecture au CP… et donc on pourra devenir prof de CP sans qu’on ait vérifié si vous connaissez les méthodes et les démarches d’apprentissage à ce niveau de classe ; ce n’est qu’un exemple parmi d’autres).

Les Universités ont donc planché depuis des mois sur des maquettes qu’on leur a imposé de rendre seulement quinze jours après publication des nouvelles modalités de concours, et qui doivent s’articuler sur des concours… dont les contours ne sont pas encore vraiment définis, et qui peuvent encore changer, au gré de l’idéologie de quelques conseillers très ignorants des choses de l’Education, surtout au niveau du Primaire (dixit un certain nombre d’Inspecteurs Généraux – sous couvert d’anonymat par crainte des sanctions : remontrances, mutations, blâmes, etc.).

Bref, les Universités construisent et proposent sans savoir si cela sera valable. Mais ça bosse ! Pour rien peut-être !

Mais bon, on sait aujourd’hui ce qu’il en est : on décide d’abord, on réfléchit ensuite.

Le Conseil des Présidents d’Universités a finalement fait une lettre ouverte au Président de la République pour lui demander s’il était possible de rendre les maquettes une fois les modalités précises liées aux concours de recrutement connues. Car cela engage en effet toute la politique d’une université sur trois ans, et le parcours de plusieurs milliers d’étudiants… Bon, des futurs profs, d’accord, mais quand même des êtres humains.

Non mais quelles feignasses ces Présidents des Universités !! Au lieu de bosser, ils écrivent des lettres où ils demandent au capitaine du navire de préciser en droite raison sa position et son cap… Comme disait Scapin à Géronte, quand ce dernier prétendait faire agir la justice pour qu’on lui rende son fils soi-disant emprisonné sur la galère turque voguant là-bas loin des côtes : "La Justice en pleine mer ? Vous moquez-vous des gens !" J’ai envie de dire : "La réflexion en pleine idéologie liquidatrice et crise d’hyperactivité ? Vous moquez-vous des gens ?"

Mais bon, Brice Hortefeux a fait du chiffre, c’est une consolation.

Bonne journée !

From → Société

2 commentaires
  1. stephanie permalink

    Oui c’est la devise de notre pays "Décider et ensuite réflechir"

  2. ashdee permalink

    Et que dire du futur financement des universités!

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