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Mon Mallarmé illustré

5 janvier 2009

Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d’aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre

Le transparent glacier des vols qui n’ont pas fui !

Un cygne d’autrefois se souvient que c’est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre

Pour n’avoir pas chanté la région où vivre

Quand du stérile hiver a resplendi l’ennui.

Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l’espace infligée à l’oiseau qui le nie,
Mais non l’horreur du sol où le plumage est pris.


Fantôme qu’à ce lieu son pur éclat assigne,

Il s’immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l’exil inutile le Cygne.

 

 

6 commentaires
  1. justemoi permalink

    Merci pour ce moment de poésie. Tes photos vont parfaitement avec le poème. Et avec Callas en fond sonore, c’est parfait 😉

  2. La Pénélope permalink

    "Elle. – Et mon bureau ?"

  3. Benjamin permalink

    Ah non, Nina ! Pas encore ta répartie !

  4. La Pénélope permalink

    Ahhh, nous avons affaire à un connaisseur…..

  5. La Pénélope permalink

    Rimbaud c’est le plus grand de toute façon !

  6. Benjamin permalink

    Le plus puissant – à mes yeux, oui, aussi.

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