Aller au contenu principal

Valse-hésitation

6 décembre 2008
     
      Je force un souvenir sur cet effort morne. J’étais à rompre. Toujours d’hier et des mots cendreux. Vieux comme le premier amour.
      Puis le passage qui s’exauce, ou la porte qui mène, nous établirent singulièrement. Tu n’as ni bouche, ni prières. Peut-être juste cette main, je l’aperçus. Et la plupart des gens s’occupaient d’être ailleurs. Et la plupart s’occupait d’être ailleurs. Puis me quittaient quelques mots de pouvoir, puis me quittaient que je sache. Puis j’en conviens c’était faire irruption. Ou se désoler sans heurt, tomber sans solitude ou sans bruit. Enfin, juste répondre.

      Être en chantier, et le cœur à l’ouvrage – crépis, charpentes. Demeurer voir cela qui traçait sa latence depuis plus tôt déjà que prétendu. Être là. On se profile parmi les soubassements. (Je cherche qui s’espacerait autrement.) Depuis la digue être en chantier. Et demeurer.
     Sais-tu qui dort de son sommeil ? Ce soir – car hier, vois-tu -, ce soir, ce soir, et d’autres. Telle j’ai cru : voici l’heure dite, qui dort de son sommeil. Et voici qu’il est temps.

(Paris, 1991)

From → Poésie perso

Laisser un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :