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Desétreintes

8 novembre 2008

 
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La danse de couple (tango, valse, etc.) est un moment intense d’écoute de l’autre, j’ose dire corps et âme. Plus : c’est un essai pour se prendre l’un à l’autre, et soi-même saisi dans la relation à cet autre corps et à cette autre âme (ou énergie, ou mouvement).
Ici, sur cette photo, voilà en revanche un moment merveilleux de narcissisme simple… et de solitude ? Car Monsieur s’est pris à s’aimer avant tout en soi-même: il a desserré l’étreinte, l’abrasso comme on dit au tango, et annulé la relation. Gain de liberté ? Oui, sans doute, mais fuite et perte aussi d’un autre amour : s’aimer dans et par sa capacité (plus ou moins aboutie, mais c’est une autre affaire) de relation à l’autre.
Et c’est tristoune la manière dont Madame a l’air larguée… "Moi, je t’aime", semble-t-elle dire – "Moi aussi, je m’aime."
 
Quand la danse de couple (menuet > valse > tango > rock > salsa ; toutes danses de couple) se désétreint et que rien d’autre que soi-même à présent ne vous dessine : liberté d’errance et solitaire dans les frontières inutiles de soi.

3 commentaires
  1. plume permalink

    Oh! dans le rock il y a aussi une jolie rencontre de l’autre tout dépend de l’intention mise dans la danse , quand les corps se sont compris c’est une symbiose et elle se lit dans les yeux des danseurs.

  2. Benjamin permalink

    Oui
    Plume. Mais le rock est encore une danse de couple, ce qui n’est plus
    le cas du disco, que je mentionne ici à cause de la photo. Et puis, être bougé et faire
    bouger, s’harmonier avec seulement pour truchement le sens de la vue,
    c’est prendre pour communiquer celuii des cinq sens qui est le moins
    corporel, celui avec quoi nous avons le
    plus l’habitude d’être au monde, et qui nous en tient le plus distant.

  3. Ode permalink

    Un petit coq (ou une petite poule autre part) ici se pavane. On retrouve cela, même dans des danses de couple. Et puis on peut être si près de l’autre et si fermé tout à la fois, que, comme l’écrit Plume, tout dépend de l’intention. Disons, qu’il y a une possibilité de "moment intense de l’écoute de l’autre".Comme il y a cette possibilité-là dans la danse orientale, quand celle-ci abandonne les paillettes, la technique, l’apparence.Pour avoir mis un pied (enfin, le corps plus exactement !) dans une "autre" danse orientale, à l’opposé de l’idée que s’en font beaucoup de gens et à l’ opposé de ce que l’on peut en voir, j’ai pu re-sentir d’abord, et offrir ou garder ce que j’avais en moi. Et les autres danseuses de même. Nous avions à nous dépêtrer de ce "l’ai-je bien descendu ?". Pour revenir à Travolta, il est seul, mais il n’est même pas avec lui-même !

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